Le parcours muséal retrace les différentes étapes de l’histoire humaine et culturelle qu’a connu la ville d’Hyères. Il est ainsi possible de suivre les allées et venues des activités humaines liées à ce paysage hyérois si spécifique. Simultanément chronologique et thématique, le parcours des collections permanentes invite à appréhender la société hyéroise en quatre phases : ses origines, ses cultures agricoles, ses périodes de villégiature et sa culture artistique.
Pour ce circuit, le musée fait le pari de faire dialoguer l’art contemporain avec ses collections patrimoniales. Chaque salle présentera une oeuvre moderne ou contemporaine pour interroger le visiteur.

Salle 1 | Les racines du paysage hyérois

La diversité des peuplements depuis la préhistoire a modelé la formation du paysage. L’homme s’installe sur le territoire hyérois à partir du Chalcolithique (âge du cuivre vers 3 000 ans avant notre ère). Si son impact sur l’environnement n’est pas véritablement décelable, il faut attendre sa sédentarisation pour collecter les premières traces de son occupation.
L’oppidum celto-ligure construit vers la fin du VIe siècle avant notre ère, sur la colline de Costebelle, constitue la première forme d’habitat groupé et fortifié du territoire. Il est abandonné vers le milieu du IVe siècle avant notre ère, au moment où les Grecs de Massalia [Marseille] fondent, sur le bord de mer, une colonie-forteresse : Olbia [en grec : la Bienheureuse]. Elle est l’unique témoin, conservée dans l’intégralité de son plan, d’un véritable réseau de colonies forteresses massaliètes.
Les premiers Olbiens étaient des soldats colons, pêcheurs, agriculteurs et avaient comme mission principale de sécuriser le commerce maritime.
En 49 avant notre ère, après la prise de Marseille par les troupes de César, Olbia passe sous le contrôle de l’administration romaine. L’activité économique d’Olbia bascule vers un centre de services et d’accueil avec l’ouverture de bains thérapeutiques alimentés par la source de San Salvadour.
Les cultures de la vigne, du blé et de l’olivier, déjà initiées par les Grecs, s’étendent alors dans toute la région. Du fait de l’insécurité grandissante en bord de mer, la population abandonne le site d’Olbia au début du VIIe siècle, en partie au profit des hauteurs de la colline du Castéou.

Salle 2 | Le patio aux orangers

Hyères a toujours été célèbre pour la luxuriance de ses vergers d’orangers.
La dérivation des eaux du Gapeau et la création en 1458 du canal du Béal par Jean Natte rendent possible l’acclimatation de cet agrume.
Cultivé initialement pour l’essence de sa fleur, l’oranger devient peu à peu convoité pour son fruit. Au XVIème siècle, Hyères devient la ville des Orangers. Conscient du privilège de pouvoir cultiver un tel arbre sur leurs terres, les Hyérois n’hésitent pas à
mettre en avant leur production pour subjuguer les souverains à chacun de leur passage.
En 1564, à la veille de l’arrivée de la reine Catherine de Médicis et de son fils, le roi Charles IX, les habitants prennent soin d’installer deux rangées d’orangers le long de la route et d’édifier une fontaine remplie d’eau parfumée à la fleur d’oranger.
Émerveillée, Catherine de Médicis décide de planter un domaine d’orangers, situé sur l’emplacement actuel du musée. Au XVIIe siècle, les jardins de la Couronne s’agrandissent grâce au legs de l’évêque de Digne au roi Louis XIV d’un terrain s’étendant jusqu’à l’actuelle voie Ritondale.
Ainsi naissent les Jardins du Roy qui deviennent des pépinières pour les serres et jardins de Versailles. En 1660, le Roi-Soleil vient le visiter et déclare : « La cour s’était beaucoup plu à la douceur de ce climat, à la beauté de cette campagne et à la bonne odeur de ses orangers. »
L’exploitation de ce domaine se poursuit jusqu’à son aliénation à la Révolution où Jean Baptiste Filhe, agronome et maire d’Hyères, rachète une partie des 18 000 orangers du domaine.

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installation_michael_obrenovitch.jpg, par TPolard

L’installation contemporaine de Mickaël Obrenovitch présente dans le patio redonne à cette histoire toutes ses lettres de noblesse.

Mickaël Obrenovitch
(Carqueiranne, 1979 – vit et travaille à Giens)
Flânerie à l’orangeraie
L’artiste Mickaël Obrenovitch s’inscrit dans la droite ligne de la sculpture organique. Le musée l’a invité à créer une oeuvre autour de l’orange, fruit emblématique d’Hyères, pour ancrer l’art contemporain dans l’histoire locale. Avec cette installation, l’artiste réinterprète ce fruit en liant sa créativité au savoir-faire de l’artisanpotier hyérois, Serge Moiselet. Cette création conceptuelle et poétique immerge le visiteur dans une oeuvre interactive en l’invitant à se promener au milieu des oranges.

Salle 3 | Hyères et les salins

La récolte du sel a probablement été initiée sur nos rivages dès l’Antiquité par les habitants d’Olbia. La rade réunit toutes les conditions pour l’implantation de salins : une vaste zone lagunaire ensoleillée et balayée par les vents.
La production de cette denrée rare et précieuse confère rapidement son identité à la ville. En 963, la charte du roi de Bourgogne atteste conjointement de l’existence de salins et de ce lieu baptisé Eyras [aires salantes – ce vocable évoluera pour aboutir à Hyères], preuve du lien qui unit la ville au sel.
Les salins d’Hyères atteignent leur âge d’or au XIIIe siècle, exportant largement en dehors des frontières. Au XIXe siècle, la demande en sel s’accroît de nouveau. En 1856, la Compagnie des Salins du Midi acquiert les Vieux Salins puis, en 1967, le Salin des Pesquiers créé en 1848 par la Société des salins et pêcheries au coeur de la presqu’île de Giens.
Chaque salin emploie alors 60 ouvriers et 300 saisonniers pour la récolte d’été, pour la plupart des Italiens. La production des salins (40 000 tonnes) cesse en 1994.
Gérés et protégés par le Conservatoire du littoral depuis 2001, les salins abritent une exceptionnelle biodiversité : 320 espèces d’oiseaux et près de 300 variétés de plantes.
Dans ce milieu dessiné par l’exploitation salinière, les conditions écologiques favorisent la création d’un écosystème où les oiseaux viennent trouver refuge, conférant à ce paysage son caractère.

Salle 4 | Hyères et ses nouvelles cultures

Après la culture du sel, le développement de nouvelles cultures transforme radicalement l’aspect paysager.

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jacob_van_der_kerckhoven.jpg, par TPolard

Autrefois simple lieu de passage, la plaine reçoit au XVIème siècle les nouvelles variétés de primeurs (melons, artichauts, pêches, fraises, haricots, etc.) et de fleurs à bulbes plantées sous serres.
Conscient du potentiel de ce territoire, le ministre de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, décide d’implanter des cultures florales dans la région pour fleurir les demeures royales de Sa Majesté. Interrompu au moment de la Révolution française, le développement de la floriculture provençale prend un nouvel essor au XIXème siècle.
Désormais, les principaux propriétaires hyérois s’orientent vers la production de fleurs coupées. L’iris, la rose, l’anémone, la pivoine ou la violette impériale sont exportés dans les grands centres européens, offrant une notoriété internationale à la ville.
Hyères se révèle être un véritable laboratoire d’expérimentation horticole. L’introduction de palmiers, de mimosas et de cactées témoignent des pratiques d’acclimatation des végétaux exotiques sur le sol hyérois.
Ces expérimentations sont menées sous l’impulsion de personnalités telles que l’impératrice Joséphine ou Geoffroy Saint-Hilaire, directeur du Jardin d’acclimatation de Paris. Ce dernier établit même une annexe du Jardin d’acclimatation à Hyères. Les espèces subtropicales apportent une touche d’exotisme aux jardins des somptueuses résidences que de riches hivernants érigent à Hyères en cette fin de XIXème siècle.

Salle 5 | Les personnalités importantes de Hyères

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le_temple_jardin_romain_sur_la_riviera.jpg, par TPolard

Tombées sous le charme de la cité hyéroise, des personnalités importantes ont considérablement marqué le territoire de leur empreinte par les nombreuses transformations ou créations qu’elles ont réalisées lors de leur résidence dans cette ville.
Parmi eux, quatre éminents personnages : le maire Alphonse Denis, le riche industriel Alexis Godillot, l’académicien Paul Bourget et le deuxième conservateur du musée, le colonel de Poitevin de Maureillan. Réunis dans ce salon d’esprit XIXe siècle, nous vous invitons à écouter leurs récits pour comprendre les défis qu’ils ont relevés.
Face à eux, les tableaux de Louis Garcin témoignent du travail de cet artiste formé à Paris auprès des maîtres de l’École française du paysage. Ce peintre hyérois s’est plu à demeurer fidèle aux sites pittoresques de sa ville natale. Amoureux de la nature, il cherche à retracer la sérénité et la majesté des paysages et s’émerveille devant des scènes de la vie quotidienne.
Au milieu de ces grands hommes, les clichés artistiques de Véronique Ellena de la Vénus de Milo évoquent la figure de son découvreur, Olivier Voutier, qui s’installa à Hyères en 1847. Sur les ruines d’un ancien couvent de la colline du château, il fit construire le castel Sainte-Claire d’où il apercevait les îles d’Or qui lui rappelaient les îles des Cyclades, lieu de découverte de cette merveilleuse statue. Coïncidence de l’histoire, Louis Garcin possédait également une réplique de cette sculpture en plâtre dans son atelier…

Salle 6 | Les artistes locaux face aux paysages hyérois

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tableau_gabriel_amoretti.jpg, par TPolard

À la fin du XIXème siècle, la beauté des sites d’Hyères fascine les peintres de par leur lumière si particulière.

François Manoyer est l’un des premiers peintres hyérois à avoir isolé le paysage s’inscrivant ainsi dans la continuité de l’École de Barbizon. Il observe la nature et la dépeint avec précision. Dans son sillage, les toiles de Gabriel Amoretti nous invitent à une balade à travers des sites paisibles et sereins de la ville. Dans ses oeuvres, la nature domine par sa splendeur et sa force. Devenu directeur de l’École des beaux-arts de Toulon, Amoretti transmet cette vision à ses élèves dont fait partie Edmond Barbarroux. Juste avant de devenir le peintre officiel de la Marine et de prendre la succession d’Amoretti à la tête de l’École des beaux-arts, Barbarroux représente des vues entre terre et mer dans l’arrière-pays varois. À l’instar du peintre François Nardi, son oeuvre révèle l’intensité ensoleillée de la rade d’Hyères dans une facture proche des impressionnistes. Emmanuel- Charles Bénézit s’inscrit dans la même veine et dévoile le paysage maritime, qui entoure Hyères, en s’éloignant de la côte varoise.
Peignant sur le motif, les artistes locaux vont ainsi donner une autre vision de la nature en conjuguant le paysage provençal de l’intérieur des terres avec celui de la façade maritime.

Salle 7 | La villégiature d’hiver, être au plus près des touristes

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tableau_francois_manoyer.jpg, par TPolard

À la fin du XVIIIe siècle, le doux climat hyérois est conseillé par les médecins pour favoriser la guérison des malades. Entre octobre et avril, la cité devient à la fois un paradis pour les convalescents et un lieu de villégiature privilégié pour les riches familles européennes, les élites politiques et littéraires.
En 1875, la venue de ces hivernants est grandement facilitée par l’arrivée du chemin de fer Paris–Lyon– Méditerranée [PLM]. Cette compagnie ferroviaire met en place une campagne publicitaire portant sur les embellissements récents de la ville. En effet, pour accueillir et distraire ces hivernants fortunés, un programme architectural ambitieux et moderne est dressé : hôtels, villas, casino et théâtre.
En parallèle, l’apparition de la photographie favorise le développement des cartes postales et des guides touristiques. Véritables inventaires des richesses paysagères et patrimoniales, ces nouveaux supports jouent un rôle majeur dans l’attrait d’Hyères en tant que ville climatique. En 1887, dans son ouvrage La Côte d’Azur, Stephen Liégeard considère la cité hyéroise comme la ville de naissance de cet espace littoral méditerranéen.
Sa notoriété se développe jusqu’à accueillir la reine Victoria en 1892. Toutefois, le tourisme d’hiver subit un déclin inexorable jusqu’au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Considérée comme l’une des premières stations hivernales au monde, Hyères connaît une nouvelle transformation dans l’entre-deuxguerres par la disparition de sa saison hivernale au profit d’un tourisme estival et populaire.

Salle 8 | La villégiature d’été, être au plus près de la mer

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tableau_stany_sassy.jpg, par TPolard

Après la crise économique de 1929, l’arrivée des congés payés présage un nouvel engouement touristique. Face au bouleversement du mode de vie des Français, un paysage balnéaire se dessine à Hyères pour répondre à cette mutation sociale. Désormais,
les hôtels demeurent ouverts durant l’été, des villas se construisent en bord de mer tandis que les estivants découvrent le farniente sur la plage.
L’atout géologique du double tombolo de la presqu’île de Giens offre de larges plages propices au développement de ces plaisirs balnéaires. Face à la ville, trois îles, Porquerolles, Port-Cros et l’île du Levant, proposent également un cadre idyllique aux nouveaux vacanciers. Désignées dès l’Antiquité sous le nom grec Stoechades [îles alignées], l’attrait exceptionnel de leurs paysages a nourri l’imaginaire des poètes et des écrivains. Gustave Roux, natif d’Hyères, est le premier à retranscrire la légende des îles d’Or. Si chacune d’entre elles fût un lieu stratégique de défense du littoral méditerranéen, elles sont devenues, au XXe siècle, un lieu privilégié et convoité des touristes.
Conscient de l’importance de préserver ce patrimoine paysager, André Malraux, ministre de la Culture, met en place en 1963 le parc national de Port-Cros, deuxième parc national français. La presqu’île et sa rade sont également protégées par le Conservatoire du littoral depuis 1975. Ces dispositifs de protection contribuent à maintenir la beauté de ces territoires d’exception.

Salles 9 & 11 | Le cabinet de Bénézit

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tableau_charles_gleyre.jpg, par TPolard

En 1930, alors que les premiers estivants affluent sur les plages hyéroises, un nouveau conservateur est nommé à la tête du musée municipal : Emmanuel-Charles Bénézit. Venu pour des raisons de santé à Bormes-les-Mimosas, il tombe rapidement sous le charme de la cité hyéroise. Fils du célèbre auteur du dictionnaire Bénézit, il baigne depuis son enfance dans les milieux artistiques fréquentés par son père.
Ainsi met-il à profit ses relations pour enrichir considérablement les collections Beaux-Arts du musée d’Hyères.
Emmanuel-Charles Bénézit s’attache à constituer un ensemble aussi complet que possible d’oeuvres caractéristiques des mouvements artistiques des XVIIIes et XIXe siècles.

En 1932, il précise l’orientation de sa collection : « Notre programme s’étend donc volontairement de 1830 à 1880 […] Nous avons également pour ligne de conduite : tout ce qui est méridional est nôtre. » Cinq ans après son arrivée, la collection compte 235 oeuvres supplémentaires.
Il fait judicieusement l’acquisition de 16 oeuvres ayant figuré au Salon des artistes français de Paris entre 1830 et 1900. Les 64 dons et legs qu’il accepte en sont également un précieux complément.
L’accrochage de cette salle évoque ses choix artistiques en illustrant les principaux courants de la peinture de la première moitié du XIXe siècle depuis le néoclassicisme jusqu’au romantisme.
Témoins du développement de la photographie, les peintres modifient leurs techniques picturales et de nouveaux courants artistiques émergent lors de la seconde moitié du XIXème siècle. Fin connaisseur de l’histoire de l’art, le conservateur Emmanuel-Charles Bénézit poursuit sa politique d’acquisition vers des oeuvres caractéristiques de ces nouveaux mouvements du réalisme et du naturalisme.
D’une part, la série d’Isidore Pils témoigne de cet intérêt naissant pour les scènes de la vie quotidienne suivant l’idée de Courbet, qui cherche comment « traduire les moeurs, les idées, l’aspect de son époque » (cf. Le Réalisme, 1855).
D’autre part, la collection de tableaux, représentant des peintres en plein air, traduit un nouveau désir de proximité avec la nature : le peintre sort de l’atelier et peint directement sur le motif. Le paysage n’est plus un simple sujet mais son interprétation confère un nouveau regard sur le monde. Lui-même artiste, Emmanuel- Charles Bénézit documente la vie des peintres en constituant un fonds d’oeuvres les représentant dans leur quotidien.

Salle 10 | La photographie face au paysage hyérois

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henri-cartier_bresson.jpg, par TPolard

Alors que Emmanuel-Charles Bénézit enrichit le musée d’oeuvres du XIXe siècle, Hyères devient la terre d’accueil de jeunes artistes contemporains. La présence des mécènes Charles et Marie-Laure de Noailles y contribue largement puisque le couple invite dans leur récente villa toute l’avant-garde culturelle de l’époque. Séduits par les photographies dadaïstes, les Noailles invitent Man Ray à Hyères.
Également proche des surréalistes, le jeune Henri Cartier-Bresson arrive dans la cité des palmiers et l’un de ses clichés marque définitivement un tournant dans l’histoire de la photographie sur la représentation du paysage : Hyères, 1932. Il saisit « l’instant décisif » d’un cycliste descendant une rue, aujourd’hui l’avenue Edith-Wharton.
D’autres photographes seront attirés par l’étrange beauté de la ville d’Hyères : depuis la campagne, avec les domaines de Jacqueline Salmon, en passant par la colline du château avec les clichés de Karl Lagerfeld à la villa Noailles, jusqu’au littoral avec la cité antique d’Olbia prises par Bernard Plossu. L’éblouissante lumière et les vibrations graves de l’ombre portée sont autant de réalités qui se dégagent dans chacun de leurs tirages. Ces photographies témoignent de l’attrait permanent exercé par la ville d’Hyères sur les artistes.

Scénographie

AE3
Alain Jeanmet - Direction
Claude Goyet - Menuisier Ébéniste
William Cerret - Ebéniste métalier
1022, rue Max Chabaud, 3000 Nîmes
04 66 27 21 77 - 06 15 75 19 50
La Fabrique Créative
Henri Joaquim - Direction
Sylvie Dolly - Design, scénographie
Isabelle Abiven - Graphisme
30 rue de Charonne, 75011 Paris
01 42 72 15 47 - 01 42 72 44 46

Le parcours permanent en quelques chiffres
 

250m²
150 oeuvres exposées
30 dessins par roulement
30 vues stéréoscopiques
4 multimédias inédits dont
1 court-métrage sur l’évolution de l’horticulture à partir de cartes postales
1 animation son et lumière entre quatre personnages éminents pour la Ville
1 court-film d’animation sur la légende des îles d’Or

Une collection entièrement restaurée

Dans le cadre de l’ouverture du musée, un grand chantier des collections a été mis en place. Stockées depuis 2002 en conteneurs, leur état de conservation ne nous permettait pas d’exposer les collections en l’état. C’est pourquoi, un important travail de réflexion sur le nouvel accrochage des salles a été mené avec l’aide du service des Musées de France débouchant sur une ambitieuse politique de restauration des oeuvres.

Pour cela, l’équipe technique du musée a travaillé en collaboration étroite avec une équipe de restaurateurs agréés. Ils ont oeuvré pour rétablir l’esthétique et la lisibilité des oeuvres et permettre de mieux connaître certains aspects de leur matérialité. Certaines oeuvres ont été suivies par le Centre Interrégional de Conservation et Restauration du Patrimoine (CICRP) de Marseille pour une série d’examens scientifiques poussés tout au long de leur restauration (infra-rouges, UV, analyse de pigments). Ces oeuvres ont été restaurées avec le soutien financier de la DRAC PACA, 2019.
Ce sont près d’une soixantaine de toiles, une cinquantaine de dessins et une vingtaine de photographies qui ont ainsi bénéficié de traitements de conservation préventive ou d’un traitement plus léger sur de grands ensembles pour offrir au visiteur un regard authentique sur les oeuvres.

Dépôts exceptionnels

Depuis la fin du XIXe siècle, le musée a été dépositaire de nombreuses oeuvres. Le parcours permanent présentera ces dépôts historiques tels que la sculpture Les Trois Grâces provenant du musée d’Orsay déposée en 1937 ou encore une toile d’Antoine Grivolas intitulée Le Jardin de mon Propriétaire déposée par le Centre National des Arts Plastiques (CNAP) de Paris depuis 1886.
Ce dernier a accepté de nous déposer deux nouvelles oeuvres l’une d’Emmanuel-Charles Bénézit, Oranges et, l’autre de Raymond Louis Charmaison, Le temple : jardin romain sur la Riviera.
En vue de l’ouverture de La Banque, musée des Cultures & du Paysage, de nouvelles institutions culturelles ont accepté généreusement de nous déposer des oeuvres. Le Fonds Municipal d’art contemporain de la Ville de Paris nous a consenti le dépôt d’une oeuvre de René Monteix : Les marais salant, le soir.
En parallèle, l’Association des Amis de Bénézit nous a accordé le dépôt exceptionnel de six tableaux majeurs d’Emmanuel-Charles Bénézit. Ces oeuvres témoignent de sa vocation de peintre qu’il exerçait conjointement à ses fonctions de conservateur du musée d’Hyères.
Après un travail de recherches en commun, le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM) nous dépose quatre matrices d’imprimerie pour étiquettes à melons estampillées « Hyères ».

Catalogue des collections

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catalogue_collections_musee_la_banque.jpg, par TPolard

Chaque région a ses spécificités, ses lumières, son écosystème, ses odeurs, sa faune et sa flore, son accent et ses parfums, son relief aussi ; mais peu ont attiré autant d’artistes que la région méditerranéenne française !

Comme une cartographie de ce qu’était Hyères entre le XIXe et le XXe siècle, le catalogue s’ouvre sur l’évolution urbaine de la ville et les différents lieux d’accueil de la
collection jusqu’au bâtiment actuel : la Banque. Il retrace ensuite le parcours proposé par le musée pour découvrir des pièces d’arts représentant les paysages de la ville et de ses environs. Pensé dès l’origine comme un témoignage artistique et scientifique de ce qu’est le paysage provençal et méditerranéen, le musée rassemble aussi bien des trésors de la nature qu’artistiques.
Plus de 80 biographies d’artistes et oeuvres emblématiques permettent au lecteur de comprendre l’importance du paysage et les différents liens qu’il partage avec la culture, au sens propre comme au figuré.

Ce catalogue est donc une empreinte du musée qui permet également au lecteur curieux d’en faire une visite imagée. La clarté des textes et la fidélité de reproduction des oeuvres offrent une découverte fluide du lieu. S’il permet de prolonger sa visite, le livre sert également de porte d’entrée à tous les amateurs d’art classique.
Allez à la rencontre de Jules Adler, Gabriel Amoretti, Paul Baudry, Emmanuel-Charles Bénézit, Étienne Billet, Alexandre Cabanel, Henry Cartier- Bresson, Georges Chau- vel, Vincent Courdouan, Louis Garcin, Antoine Grivolas, Stephen Jacob, Jacqueline Salmon, Paul Lecomte, Stanislas Lé- pine, François Nardi, Bernard Plossu, Pietro Rotari, et bien d’autres encore !

L’auteure

Amélie Bothereau fut directrice de la préfiguration du musée La Banque entre 2017 et 2020. Historienne de l’art et muséologue, elle explique et raconte avec clarté l’histoire d’un musée en train de se faire et les trésors qu’il abrite.

Caratéristiques techniques

  • Maison d’édition : Éditions courtes et longues
  • Genre : catalogue de musée
  • Sortie : 10 novembre 2021
  • Dimensions : 21x26 cm
  • Broché, dos carré cousu avec rabats
  • Nombre de pages : 200
  • ISBN : 978-2-35290-288-1
  • Prix : 25,00 €
  • Coédité avec la Ville d’Hyères
  • Diffusion/Distribution : Harmonia Mundi livre
Contact presse
Alix de Mezamat
presse@cleditions.com
+33 9 82 36 27 12
Éditions courtes et longues
6, rue Devéria, 75020 Paris
cleditions.com

 

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le_jardin_de_la_banque_2020_007_vue_haut.jpg, par TPolard

© ADAGP Paris

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