La première tranche des travaux de consolidation d’urgence des vestiges du site archéologique d’Olbia, classé monument historique, est achevé.

Ces travaux de première urgence qui avaient pour objectif de stabiliser et remonter les murs de la ville antique, ont été réalisés d'octobre à décembre 2015. Les murs grecs d'Olbia sont des murs de pierres liées à la terre. Avec les intempéries, la terre disparaît peu à peu et ne joue plus son rôle de liant entre les pierres.

L'entreprise de maçonnerie Axes et sites, spécialisée dans ce type de restauration et composée de maçons et d'archéologues, retenue dans le cadre de l'appel d'offre, a engagé des travaux de maçonnerie sur 70 points répartis sur l'ensemble du site. Tous les murs d'Olbia sont concernés. Des photos d'archives des différentes campagnes de fouilles (1947-1972, 1982-1989 et 2002-2008) ont été fournies aux maçons-archéologues pour les aider dans leur tâche.

Grâce à cette opération, la partie du rempart Est de la ville, effondrée lors des inondations de l'automne 2014, a été remontée. Une cruche en céramique déposée intentionnellement dans la maçonnerie du mur d’une maison, a été également mise au jour. Le contenu de cette découverte fortuite est en cours d’analyse.

Les travaux de consolidation ont été fait sous le contrôle scientifique et technique des services de l'état (DRAC) et ont bénéficié de l'appui scientifique de Michel Bats, archéologue responsable des fouilles d'Olbia. Ils ont été financé pour 40% par la DRAC-PACA, 30% par le Conseil départemental, 20% par la Ville et 10% par la Région.

Lors du transfert du site de l’état à la Ville en 2009, cette dernière s’est engagée à ouvrir le site au public, à entretenir et valoriser les vestiges. Maître d’ouvrage, la Ville poursuivra cette vaste campagne en 2016 avec une seconde phase de travaux d'urgence. Rappelons qu'Olbia est l'unique fondation grecque du IVe avant J.-C., conservée dans l'intégralité de son plan, qui peut être visitée en France.